Avec beaucoup de retard, voici mes statistiques annuelles de pollution carbone pour l’année écoulée.
C’est un peu curieux d’entamer ce calcul le jour où la multinationale BP décide publiquement d’enterrer son plan « énergies renouvelables » et d’injecter 10 milliards d’investissements dans les énergies fossiles.
Nous, citoyens lambda, restons parmi les principaux consommateurs finaux de produits pétroliers (directement, par nos déplacements, ou indirectement, via notre consommation de biens et services). Le pouvoir d’infléchir la catastrophe climatique réside, en partie, dans notre capacité à cesser de les consommer. Avion, chauffage, tout voiture… les leviers d’actions sont nombreux. A chacun d’en prendre conscience, et de les utiliser comme une arme politique.
–> Si personne n’en voulait, le pétrole resterait dans le sous-sol !
Comme depuis le début, dans une démarche de sobriété et de circuits courts, SolOrkestar restreint volontairement son réseau de diffusion à un échelon régional, tout en faisant le maximum pour densifier ses itinéraires. Voici ce qui s’est passé pour moi en 2024:
– l’année a été relativement plus difficile que les précédentes, avec un peu moins de concerts, ce qui m’a conduit à accepter plus de déplacements pour contrebalancer cette tendance.
– ma mobilité a donc globalement augmenté. Une fois n’est pas coutume, j’ai accepté l’invitation à me produire lors du festival Welcome in Tziganie, dans le Gers. Mais plus globalement, après plusieurs années de tournée ultra-locale, il est logique que ma diffusion fasse « tache d’huile » et se tarisse relativement dans ma Sarthe d’origine (4 concerts en 24 contre, par exemple, 16 en 2023) tandis qu’elle s’affirme dans des territoires plus éloignés.
– j’ai systématisé les annonces de covoiturage pour remplir mon véhicule. Ca marche un peu, mais moins que ce que j’aurais pensé. Dans le calcul qui suit, chaque covoitureur-se compte pour une demi personne supplémentaire dans le véhicule (si nous sommes trois, par exemple je divise les kilomètres par 2).
Voici donc les données du bilan:
– 31 représentations en 2024
– cumul de 5130km (modulé en fct du taux d’occupation du véhicule, comme expliqué plus haut)
– le bilan carbone total est de 800kg de CO2 émis. Le calculateur utilisé est celui du site goodplanet.org
– seul le CO2 émis par les trajets est pris en compte (je n’inclus pas le cycle de vie de mon matériel et de ma voiture)
– la distance moyenne parcourue par concert est de 165 km (aller + retour), contre 105 l’année dernière.
– l’impact carbone moyen d’un concert de SolOrkestar cette année est de 25,8 kg, contre 16,5 kg l’an dernier.
Pour rappel, la neutralité carbone, c’est 2t par personne et par an, tous postes confondus (pas que la mobilité).
Au rang des perspectives 2025, le début de tournées imbriquées SolOrkestar / Lautarescu Anti-Social Club (mon one-man band jumeau) permettra de continuer à densifier mes itinéraires, notamment en me donnant un nouveau moyen de harceler mes chères orgas locales quand je passe dans leur secteur (cœur cœur)
PS: selon OXFAM France, ce bilan carbone annuel de SolOrkestar correspond à celui de Bernard Arnault pendant à peu près 50 minutes.
