Bilan carbone & circuits courts

Le but ici n’étant pas de refaire la démonstration, j’irai à l’essentiel: il est d’une urgence capitale de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveaux à la fois individuel, collectif, personnel, professionnel, local comme international.
Comme pour l’ensemble des aspects régissant nos conditions matérielles d’existence, il m’a semble nécessaire, non seulement de conduire une réflexion sur notre pratique du spectacle vivant, mais aussi d’en intégrer les conséquences. Qu’est-ce qu’une activité artistique, qui plus est à vocation professionnelle, dans un monde décarboné?

Sans surprise, c’est le domaine du transport qui m’a semblé fondamental. Ce spectacle utilise une charrette et une certaine quantité de matériel, ce qui m’oblige à utiliser un véhicule personnel à moteur thermique plutôt qu’un moyen de transport en commun… en attendant de mettre au point une version gonflable qui rentrerait dans un bagage cabine 🙂

En conséquence de quoi:

  • puisque l’émission de GES dépend directement des distances parcourues, SolOrkestar se refuse à mettre en place une diffusion à l’échelle nationale, et a fortiori internationale. Le projet est actuellement basé dans la Sarthe, dans l’Ouest de la France, et se cantonne dans la mesure du possible aux territoires avoisinants.
  • les itinéraires se veulent en circuit court, avec un maximum de densification des parcours, en s’appuyant notamment sur les réseau des petits lieux associatifs, concerts chez l’habitant… pour rendre le déplacement « utile » à un maximum de personnes, et que ces mêmes personnes aient moins de déplacement à faire pour assister à une représentation.
  • en tournée, des places en covoiturage sont proposées à chaque fois que c’est possible.
  • chaque tournée annuelle donne lieu à un bilan carbone, commenté et rendu public.